Conseils et astuces

Le marché de l’art, un marché qui évolue mais présente encore des inconnues

Depuis plusieurs années, pour compenser certains investissements traditionnels moins performants que par la passé, ou simplement pour diversifier leur patrimoine, de nombreux investisseurs s’intéressent au marché de l’art.

Bénéficiant d’une fiscalité plus souple dans certains pays, mais surtout beaucoup plus opaque, ces investissements ont vu fleurir autour d’eux une multitude de nouveaux métiers. L’activité d’intermédiaire est sans conteste celle qui a émergé le plus distinctement, de ce grand flou que constitue le marché de l’art international.

Un marché de luxe sur lequel il est difficile d’obtenir toutes les garanties

Pour les investisseurs mobilisant plusieurs millions, voire plusieurs dizaines de millions d’euros, le marché de l’art international constitue une réelle opportunité. Néanmoins, il présente également des risques. Dans ce contexte, les intermédiaires ont pour mission d’identifier les meilleures opportunités pour leur client, mais également de déterminer le niveau de risque de chaque investissement.

En effet, malgré des données chiffrées extrêmement difficiles à obtenir des professionnels du milieu (musées, maisons de vente, etc.), tout le petit monde de l’art s’accorde pour dire que de nombreux « faux« , en d’autres termes des contrefaçons, inondent le marché. Or, nous parlons ici des plus grands maîtres italiens ou encore de monuments de la peinture comme Picasso ou Renoir. L’enjeu est donc à la hauteur de la réputation de ces artistes, énorme pour l’investisseur !

Dans ce contexte, le recours à un tiers de confiance pour ces collectionneurs d’un nouveau genre, qui ont l’habitude d’être secondés lors de leurs investissements, apparait comme naturel.

Manque de transparence et intermédiaires peu scrupuleux

Le moins que l’on puisse dire, c’est que certaines pratiques et « codes » du monde de l’art sont parfois bien difficiles à comprendre. D’un marché à l’autre, d’un pays à l’autre, les législations peuvent changer mais le secteur tout entier garde un oeil sur ce qu’il a de plus cher, la discrétion.

Logiquement, ce marché parfois opaque, mais qui offre de substantielles commissions, attire inévitablement des ambitieux de tous genres. Dont les limites dépassent parfois le cadre légal, comme en témoignent certaines affaires récentes.

Le cas de l’affaire Bouvier est symbolique. Cet intermédiaire ne versait pas au vendeur le même prix de vente que celui qu’il communiquait à l’acheteur, à savoir son client, le riche investisseur.

A la clé, en plus de sa commission, il empochait la différence entre les deux prix de vente ! Une différence qui pouvait être énorme puisque les sources évoquent une somme de 50 millions de dollars, sur une oeuvre attribuée à Léonard de Vinci.

Des contrôles renforcés pour un marché moins opaque ?

Dans plusieurs pays, le législateur a commencé à prendre le problème à bras le corps pour tenter d’enrayer ces affaires.

Il convient désormais de réglementer de manière plus claire les activités gravitant autour du marché de l’art. Avec une inconnue, celle de l’harmonisation des textes de loi. Dans un marché très diffus comme celui de l’art, où interviennent des professionnels issus de tous les pays du globe, difficile d’imaginer à court terme une harmonisation satisfaisante des règlementations.

Ainsi, courtiers, intermédiaires, conseillers et consorts ont certainement encore de beaux jours devant eux. Aux investisseurs de faire les bons choix artistiques, mais également humains quand il s’agit de s’entourer dans le monde de l’art !